Abstracts
Résumé
La présente réflexion vise à montrer la permanence du don dans la gestion des rapports sociaux, bien que ses formes puissent varier considérablement d'une époque à l'autre, comme en témoignent les changements structurels de l'espace public ainsi que les attitudes des bénévoles eux-mêmes depuis les dix dernières années. À cet égard, les cadres sociaux de l'action bénévole et leur bouleversement récent révèlent que les usages de ce phénomène ne s'effectuent pas toujours en dehors de la logique des intérêts notamment ceux inhérents à la reconfiguration de l'État contemporain. Somme toute, partout une même préoccupation s'impose en toile de fond du bénévolat : les appels du coeur ne sont pas toujours compatibles avec les réponses de la raison, voire de la rationalité moderne elle-même.