Résumés
Abstract
The combination of a three per cent rate of population growth and an absence of per capita economic growth was fundamental to the history of the British colonies in North America and the early United States. These characteristics sharply differed from the economy and demography of the nineteenth century United States and from the experience of other societies. These distinctive features had significant consequences; the "Malthusian-frontier" regime helps to explain the extremely slow pace of urbanization, the stability in the inequality of wealth, and the pattern of conflict and elite domination in politics. Although rapid natural increase created economic, social, and political difficulties, migration toward the frontier served to equilibrate the system. Using data from late eighteenth century New England towns, the paper demonstrates how migration tended to act as a homeostatic mechanism but also argues that out-migrants from more densely-settled areas were pushed rather than pulled. Several factors account for the "stickiness" of the migration process. Throughout, the essay illustrates the utility of a systemic approach to demographic history.
Résumé
Deux éléments fondamentaux ont marqué l’histoire des colonies britanniques en Amérique du Nord et des premiers temps des États-Unis : une poussée démographique de l’ordre de 3 p. 100, une croissance économique per capita inexistante. Ces caractéristiques diffèrent nettement des données économiques et démographiques des États-Unis du XIXe siècle et de l’expérience qu’ont connue d’autres sociétés. Ces particularités ont eu des conséquences importantes : le régime de type « Malthusian-frontier » explique en partie le rythme très lent de l’urbanisation, la stabilité de la disparité des revenus et le caractère conflictuel et élitiste de la vie politique. Malgré la cadence rapide de l’accroissement naturel, source de difficultés économiques, sociales et politiques, la migration vers les régions frontières a contribué à maintenir l’équilibre du système. L’exposé montre, à l’aide de données sur les villes de la Nouvelle-Angleterre à la fin du XVIIIe siècle, comment la migration a pu avoir un effet de régulation homéostatique, mais soutient aussi que les émigrants venus de régions plus peuplées ont été davantage repoussés qu’attirés. Plusieurs facteurs permettent d’expliquer cette « rigidité » du processus migratoire. Tout dans cet exposé démontre l’utilité d’une approche systématique de l’histoire démographique.
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