Résumés
Résumé
L’amour, la fantasia (1985), Ombre sultane (1987) et Vaste est la prison (1994) sont les trois premiers opus d’une tétralogie, toujours en devenir, de l’écrivaine algérienne Assia Djebar. Ils s’inscrivent dans un second cycle d’oeuvres, qui fascinent tant par leur architecture narrative et l’invention stylistique que par la place singulière qu’elles concèdent à des corps tenus habituellement au secret, parce que féminins. Ces polygraphies des corps que propose l’écrivaine sont à envisager non seulement à partir des interdits desquels elles émergent — au creuset de l’histoire personnelle ou au carrefour des destinées collectives —, mais aussi pour ce qu’elles mettent en perspective.
Abstract
Fantasia: An Algerian Cavalcade (1985), A Sister to Scheherazade (1987) and So Vast the Prison (1994) are the three first novels of a tetralogy, still in progress, by the Algerian writer Assia Djebar. They fall within a second cycle of works, fascinating as much for their narrative architecture and stylistic invention as for the singular place they accord to bodies habitually relegated to the background because they are female. These body polygraphs proposed by the author are to be considered not only in relation to the prohibitions from which they emerge—in the crucible of personal history or at the crossroads of collective destinies—, but also for what they put into perspective.