Résumés
Abstract
This paper provides a measure of the industrial distribution of the employment impact of monetary and fiscal policies and suggests that organized labour could have expected to have realized very little differential employment benefits from the Commissions package of proposals— prices and incomes restraint in combination with less monetary and fiscal restraint than would otherwise be possible.
Résumé
L'article précédent fait ressortir deux choses. D'une part, dans les secteurs primordiaux de l'industrie, les changements dans le rythme de l'activité économique en général pendant la décennie 1960 n'ont eu tendance à s'immobiliser un peu plus fortement en matière de conditions d'embauché que dans les secteurs les plus syndiqués de l'économie; d'autre part, dans le secteur clé de l'industrie manufacturière, le rapport entre le taux de syndicalisation et la rapidité de la réaction aux conditions économiques générales est faible et on n'y décèle presque pas de relation entre le taux de syndicalisation et les variations de la moyenne des heures travaillées par rapport aux oscillations de l'activité manufacturière dans son ensemble.
En se fondant sur ces constatations, il est difficile d'être optimiste sur l'efficacité d'une politique de contrôle volontaire des revenus. Le volontarisme fonctionne mieux lorsque les parties contractantes peuvent assimiler d'une façon nette leurs propres intérêts au succès de cette politique. En ce qui concerne le programme de la Commission, celle-ci s'est montrée moins restrictive à l'endroit du mouvement syndical qu'à l'endroit des politiques financières et monétaires. Évidemment, le mouvement syndical profite tout comme le reste de l'économie de l'expansion de l'emploi et de l'accroissement de la moyenne des heures travaillées qui résultent de politiques financières et monétaires moins restrictives. Les constatations de cette étude indiquent même que le mouvement syndical peut espérer y gagner proportionnellement davantage par une politique qui favorise la croissance des occasions d'emploi. Cependant, l'ampleur de cet avantage potentiel qui revient au mouvement syndical ne semble pas suffisant pour compenser les effets négatifs que celui-ci attribue aux programmes de contrôle des revenus.
Cette conclusion ne signifie pas nécessairement que le rejet par le monde syndical du programme de la Commission pour l'année 1970 était fondé sur les résultats limités des changements dans l'embauche pour la fraction syndiquée de la main-d'oeuvre. Le monde syndical s'est fortement opposé à la politique de restriction volontaire parce qu'il la considérait impraticable, inéquitable et économiquement mauvaise. En réalité, la fermeté de cette opposition fut probablement telle qu'elle devint une raison suffisante pour faire mettre de côté les suggestions de la Commission, même sans qu'on n'ait eu aucune idée précise de leurs conséquences. Il se peut aussi que les dirigeants du monde syndical puissent avoir jugé que, politiquement, le gouvernement ne persisterait pas indéfiniment dans son dessein de maintenir des mesures économiques anti-inflationnistes et que la meilleure stratégie du monde syndical était simplement de circonvenir ceux qui avaient formulé ces mesures. À tout événement, le rejet par le monde syndical des suggestions proposées n'est pas incompatible avec les intérêts du mouvement syndical comme la chose ressort du rapport assez faible qui existe entre le taux de syndicalisation des différents types d'industries, d'tune part, et l'intensité des réactions cycliques des conditions de l'embauche au cours de la décennie 1960.
En résumé, cette étude confirme dans l'ensemble la propre conclusion de la Commission selon laquelle le volontarisme ne peut jouer qu'un rôle limité dans la mise en place d'une politique efficace des revenus.
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