Résumés
Abstract
The Nova Scotia Joint Labour-Management Study Committee was established in May 1962. The present paper will attempt to give an account of the Committee's origins, accomplishments to date, and present activities and objectives ; methods or processes of work and some assessment of its significance.
Résumé
INTRODUCTION
Depuis 1962, il existe en Nouvelle Ecosse un comité mixte patronal-ouvrier d'étude sur les problèmes de relations de travail. Notre objectif ici est de présenter ce comité en expliquant ses origines, en commentant ses réalisations, ses méthodes de travail et ses objectifs.
LES GOUVERNEMENTS ET LES RELATIONS DE TRAVAIL
A tous les niveaux, les gouvernements sont susceptibles de s'intéresser aux relations de travail pour les raisons suivantes :
1.—le maintien d'un climat et intervention en cas de crise ;
2.—l'établissement des politiques;
3.—l'évolution de différents champs d'activité du gouvernement ;
4.—la syndicalisation des services publics ;
5.—l'influence sur la démocratie.
LA SIGNIFICATION DES ENTENTES
La première conférence dans cette province date du 20 novembre 1962. Depuis ce temps, on rencontre deux types d'attitudes de la part des praticiens et des étudiants en relations industrielles au sujet de cette expérience :
1.—une attitude plutôt indifférente ;
2.—une attitude plutôt romantique.
Cependant il faut reconnaître que ces accords produisent quelque chose de concret :
1.—l'engagement des hommes d'affaires dans la solution des problèmes ;
2.—des changements d'attitudes chez les partenaires à la négociation ;
3.—une contribution à la solution des principaux problèmes juridiques ;
4.—une influence dans les autres provinces canadiennes ;
5.—reconnaissance de l'existence du comité aux États-Unis et en Suède.
LA NOUVELLE APPROCHE DE 1962 : UN PEU D'HISTOIRE
Au début des années '60, il y avait un besoin réel de renouveau en relations de travail. Une série d'influences externes et internes amenèrent la formation du comité d'étude de 1962. Ces facteurs sont autant le désir de calmer la situation de tension existante à la fin des années '50 que la volonté de suivre le mouvement de renouveau propre au domaine du travail canadien.
LE COMITÉ D'ÉTUDE
Le comité mixte est composé de quatre représentants de chacun des deux partenaires et a comme mandat :
1.—d'identifier les problèmes et de présenter de nouvelles politiques ou pratiques dans le domaine des relations industrielles ;
2.—d'évaluer les conséquences du rapport McKinnon sur la législation ouvrière de la Nouvelle Ecosse ;
3.—de conseiller l'institut de son rôle dans ce domaine.
QUELQUES FAITS
Passant de 8 à 16 membres dont deux de l'Institut des affaires publiques de l'université de Dalhousie, le comité débuta en 1962 une tradition à savoir des conférences provinciales annuelles mixtes sur les problèmes du travail. C'est, à ces conférences :
1.—que les partenaires s'entendent sur des objectifs généraux;
2.—qu'on s'accorde sur les implications juridiques ;
3.—qu'on s'entend sur les relations patronales-ouvrières internes ;
4.—que l'accent est mis sur l'information publique et l'éducation.
LES PATRONS, LES OUVRIERS ET LE GOUVERNEMENT
Les relations entre le comité et le gouvernement peuvent être classifiées en trois catégories :
1.—la communication est initiée par le comité ;
Il s'agit d'un échange de correspondance débuté en 1963 entre le comité et le ministre du travail.
2.—la communication est initiée par le gouvernement ;
Le gouvernement demande l'avis du comité en vue de solutionner des problèmes épineux tels le salaire minimum, les congés payés, les grèves sauvages et illégales.
3.—demande de la part du « Volontary Planning Board » au comité mixte d'agir comme conseil consultatif patronal ouvrier.
CONCLUSION
Les six dernières années d'expérience en Nouvelle Ecosse ont prouvé que les partenaires à la négociation collective sont capables de régler conjointement quelques-uns de leurs problèmes internes et d'améliorer leurs relations. Le comité a également pu faciliter le jeu des partenaires à l'intérieur du cadre juridique et ce en consultant le gouvernement.