Résumés
Résumé
Leonora Carrington place des êtres mythiques dans des décors étranges dans la tradition onirique du surréalisme. Cependant elle ignore un certain nombre d’éléments fréquents chez les surréalistes masculins : la violence érotique, la misogynie et la figure de la femme-objet ou de la femme-muse. Afin de mieux saisir leur spécificité, l’article étudie les peintures et les oeuvres littéraires de Carrington sans nécessairement tenir compte de son appartenance surréaliste. Pour Carrington l’humanité toute entière aurait beaucoup à gagner si l’on accordait une plus grande attention aux caractéristiques spécifiquement féminines. Entre autres, l’existence d’une divinité féminine importante pourrait établir un meilleur équilibre entre le masculin et le féminin.
De telles considérations, enracinées dans l’onirisme et dans la révolte surréalistes, ont conduit Leonora Carrington à la quête d’une origine ou d’un dieu féminin. L’article divise la production de l’artiste en deux périodes : dans un premier temps, la révolte surréaliste caractérise ses textes les plus anciens et ses premières peintures; une deuxième période, d’ésotérisme féminin, suit la lecture de The White Goddess de Robert Graves (1949) et s’accentue lorsque le peintre intègre dans ses oeuvres les idées de Carl Jung. Une transition entre ces deux périodes à lieu entre 1945 et 1950. Carrington se préocccupe de l’origine mythique de la femme en termes surréalistes et en tenant compte de la théorie junguienne. Dans la mouvance surréaliste certes, l’art de Leonora Carrington s’en éloigne ainsi à bien des égards.
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