Résumés
Résumé
Le présent article cherche à exposer la pensée derridienne des ruines comme la condition de possibilité de toute oeuvre, que nous retraçons à partir de deux figures paradigmatiques : la cendre de Feu la cendre et l’autoportrait des dessinateurs dans Mémoires d’aveugle. L’Autoportrait et autres ruines. Nous mettrons en lumière la temporalité impossible de la ruine, son incomplétude originaire ainsi que son invisibilité, qui configurent l’originalité de l’approche derridienne des ruines.
Abstract
This paper intends to expose Derrida’s thought of the ruin as the condition that makes possible the emergence of a work, through the following paradigmatic figures : the ashes in Cinders and the draftsman’s self-portrait in Memoirs of the Blind. The Self-Portrait and Other Ruins. We will consider the impossible temporality of the ruin, its original inachievement and invisibility, which outline the originality of the derridian approach to ruins.
Parties annexes
Références bibliographiques
- Derrida, J. [1972] : « La différance », Marges de la philosophie, Paris, Minuit, 1-29 ;
- ———— [1986] : Schibboleth, Paris, Galilée ;
- ———— [1987] : Feu la cendre, Paris, Éd. Des femmes ;
- ———— [1990] : Mémoires d’aveugle : l’Autoportrait et autres ruines, Paris, Éd. de la Réunion des musées nationaux ;
- ———— [1995] : Mal d’archive, Paris, Galilée.
- Cixous, H. [1986] : « La Venue à l’écriture », Entre l’écriture, Paris, Éd. Des femmes.