Résumés
Abstract
It is conventional to assume that the idea of a 'new era of collaboration among organized labour, capital, and the slate in wartime Canada died still-born with the events at Winnipeg in 1919 and the Big Business assault on trade unionism during the 1920s. This paper suggests that the conventional picture has been overdrawn. Railway workers, and those in the public sector in particular, remained highly unionized, while their organizations became deeply enmeshed in structures of conciliation, arbitration, and 'co-operation' during the period 1919-1929. Under the leadership of President Henrx Thornton, the state-owned Canadian National Railways, the largest employer in Canada at that time, developed a unique strategy of labour-management collaboration seen in some quarters as the harbinger of a 'new labour era' for North American industry as a whole.
Résumé
La littérature conventionnelle présume que la « nouvelle époque » de collaboration entre les syndicats ouvriers, le capital et l'État ouverte par la guerre mourut dans l'oeuf avec les événements de 1919 à Winnipeg et, plus généralement, à la suite des assauts contre le syndicalisme lancés par les grands employeurs dans les années 1920. Cet article suggère qu'il s'agit là d'une surestimation. Au cours des années 1919-1929 en effet, les travailleurs des chemins de fer, et parmi eux ceux du secteur public tout particulièrement, conservèrent un fort taux de syndicalisation et leurs associations s'impliquèrent profondément dans des structures nouvelles de conciliation, d'arbitrage et de « coopération ». Sous la direction du Président Henry Thornton, les Chemins defer nationaux du Canada (le Canadien National), une compagnie para-gouvernementale, et l'employeur le plus important du pays, mit au point une stratégie exceptionnelle de collaboration entre patrons et employés qui fut considérée par plusieurs comme le modèle avant-coureur de la « nouvelle époque » pour l'ensemble de l'industrie nord-américaine.