Résumés
Résumé
Ba Iken, l’interprète de Lassalle, le « héros » de La mise en scène de Claude Ollier, s’avérant être un « traître », l’authenticité de sa traduction doit être remise en question. La « trahison » de l’interprète révèle en fait la fragilité de toute « interprétation ». L’essentiel, chez Ollier, réside cependant dans ce que masque la trahison de Ba Iken : soit ce que l’auteur, dans un texte de Navettes intitulé « Thème du texte et du complot », appelle le « complot ». Le « complot », ce « mode majeur » de la trahison, étant le rapport du texte au monde, il faut, pour en rendre compte, revenir au concept de mimêsis. Alors seulement, ajoutant à l’idée d’une « inspiration » dans le réel, celle d’une « expiration » dans un « réel » constamment remis en scène et en jeu, peut-on commencer à percevoir la « respiration » complète de la littérature dont rend compte La mise en scène.
Abstract
Ba Iken, Lassalle’s interpreter, the “hero” of Claude Ollier’s La mise en scène, is also a “traitor” and as such the authenticity of his translation must be questioned. The interpreter’s “treason” reveals the fragility of all “interpretation”. The most important, for Ollier, is the plot (conspiracy) hidden behind the act of betrayal. To unvail the conspiracy—the major mode of treason which is in fact the relationship of the narrative to the world—, one must go back to Aristotle’s concept of mimesis. Only then can we begin to perceive the full breath of literature, adding to the idea of “inspiration” from reality, that of “expiration” in a reality constantly being re-staged and re-played, as in La mise en scène.
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