Résumés
Résumé
Dans la discipline anglo-américaine des relations internationales (ri), la frontière entre l’étude des ri et celle du droit international (di) est devenue de plus en plus étanche au cours du 20e siècle. Les théories critiques, n’échappent pas à ce traitement instrumental du di. Si plusieurs tiennent un propos plutôt empirique sur le droit, d’autres développent des stratégies théoriques afin de faire du droit une dimension constitutive de leur théorie. On se propose ici d’explorer deux tentatives des théories critiques de développer une relation plus dynamique avec les catégories juridiques. La première est celle de Jürgen Habermas de renouveler une théorie cosmopolite des ri ; la seconde est celle de Benno Teschke de faire du droit une catégorie cognitive centrale pour une sociologie historique des ri articulée autour du concept de relations sociales de propriété.
Abstract
In the Anglo-American discipline of International Relations (ir), the boundaries between ir and International Law (il) have become increasingly unclear during the 20th Century. Traditional and critical theories of ir altogether tend to treat il in an instrumental manner. Many theories do have something empirical to say about International Law ; however, few have managed to incorporate law as a constitutive dimension in their theoretical framework. This article seeks to explore two attempts to develop such a relation with juridical categories. The first is Jürgen Habermas’ tentative to renew a cosmopolitan vision of ir ; the second is Benno Teschke’s one to articulate an historical sociology of ir with the concept of social property regime.