Résumés
Résumé
Contrairement aux prédictions alarmistes, le 11 septembre n’a pas fondamentalement changé les structures et processus de base de la politique mondiale tels que décrits par la perspective post internationale. Bien que l’avènement de la globalisation du terrorisme, d’individus ou groupes prêts à donner leur vie en ravageant les populations civiles, aussi bien en dehors qu’à l’intérieur de conflits locaux et à travers les frontières, puisse être classé comme un changement paradigmatique de grande ampleur comparable à la révolution nucléaire, les turbulences qui en résultent n’ont que peu de rapport avec l’anarchie entre États, en ce qu’elles sont plutôt les manifestations de la capacité des sphères d’autorité et des entités politiques non gouvernementales à venir défier les États. Dans cette perspective, la superpuissance américaine telle que conçue dans la perspective réaliste est peu susceptible de venir apporter une gouvernance capable de répondre aux exigences des nouveaux désordres.
Abstract
According to many predictions, the terror attacks of September 11, 2001, constitute a genuine watershed in global politics. To be sure, the advent of global terrorism, of individuals and groups willing to forfeit their lives by wreaking havoc on innocent civilians, outside as well as inside local conflicts, and across national boundaries, can be classified as a paradigm-shifting change. But as a matter of fact, the events of nine eleven are consistent with the post-international perspective of world politics, as the turbulence that prevails nowadays has limited relevance to anarchy among states as such and everything to do with the capacity of non-governmental spheres of authority and polities to challenge them. Above all, the American superpower as defined in the realist tradition will be unable to guarantee the global governance international politics is desperately looking for.