Résumés
Abstract
Vulnerability theory as developed in the Vulnerability and Human Condition Initiative is an alternative to a rights-based or social contract paradigm for thinking about foundation concepts of state responsibility. One fundamental premise of the theory is that the individuals and groups currently described as “vulnerable populations” should not be labelled vulnerable, nor should they be sequestered in discreet categories for the purposes of law and policy. This plea for their inclusion in a larger whole is not to deny that discrimination, harm, and relative disadvantage arising from all sorts of circumstances and situations exist. Nor is it to suggest that particular instances of harm should not be addressed by appropriate state action. Rather, it is an argument that “vulnerability” is the wrong concept to use to define and isolate these groups, or any other specific group, from the whole of humanity. Human vulnerability is universal and constant, inherent in the human condition. Recognizing the theoretical mandates of accepting the universal, vulnerability theory presents a “vulnerable subject” as the only appropriate object of law and policy. This inclusive, universal legal subject incorporates the realities of the ontological body and its life-long dependence on social institutions and relationships, building a theory of essential (not voluntarily or consensual) social cohesion and reciprocity in which the state (or governing system) has the responsibility to see that these vital social institutions and relationships operate justly.
Résumé
La théorie de la vulnérabilité telle que développée dans l’Initiative sur la vulnérabilité et la condition humaine (Vulnerability and Human Condition Initiative) est une alternative à un paradigme fondé sur les droits ou le contrat social pour réfléchir aux concepts fondateurs de la responsabilité de l’État. Une prémisse fondamentale de la théorie est que les individus et les groupes actuellement décrits comme des « populations vulnérables » ne doivent pas être qualifiés de vulnérables ni être séquestrés dans des catégories discrètes aux fins de la loi et de la politique. Ce plaidoyer en faveur de leur inclusion dans un tout plus large ne consiste pas à nier l’existence d’une discrimination, d’un préjudice et d’un désavantage relatif résultant de toutes sortes de circonstances et de situations. Cela ne signifie pas non plus que des cas particuliers de préjudice ne devraient pas être traités par une action appropriée de l’État. C’est plutôt un argument selon lequel la « vulnérabilité » est le mauvais concept à utiliser pour définir et isoler ces groupes, ou tout autre groupe spécifique, de l’ensemble de l’humanité. La vulnérabilité humaine est universelle et constante, inhérente à la condition humaine. Reconnaissant les mandats théoriques de l’acceptation de l’universel, la théorie de la vulnérabilité présente un « sujet vulnérable » comme le seul objet approprié du droit et de la politique. Ce sujet juridique inclusif et universel incorpore les réalités du corps ontologique et sa dépendance à vie aux institutions et aux relations sociales en construisant une théorie essentielle (non facultative ou consensuelle) de la cohésion et de la réciprocité sociales dans laquelle l’État (ou le système de gouvernement) a la responsabilité de veiller à ce que ces institutions et relations sociales vitales fonctionnent correctement.