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4.Plus d’information
À la fin de la Première Guerre mondiale, l'Autriche-Hongrie cesse d'exister. La France développe deux politiques possibles face à l'Autriche-Hongrie: celle de sa disparition ou celle de son maintien sous une forme rénovée. À la lecture des deux mémorandums du Quai d'Orsay de novembre 1917 et de mars 1918, la France semble favorable à la renaissance de la Pologne et à la création de la Tchécoslovaquie. File mise aussi sur la formation d'une « Grande Roumanie » pour former une barrière antigermanique. D'autres facteurs vont aussi influencer la politique française, principalement l'entrée en guerre des États-Unis et les conséquences de la déclaration Czernin. Cependant, l'analyse des discussions Armand/Revertera met en évidence une autre politique possible : celle du maintien de l'Autriche-Hongrie comme contrepoids à l'Allemagne. La France va même tenter, par des manoeuvres diplomatiques à la fin de la guerre, de sauver la monarchie danubienne par l'entremise du nouvel ambassadeur français à Berne, Paul Dutasta.
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6.Plus d’information
Mémoire numérisé par la Direction des bibliothèques de l'Université de Montréal.
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8.Plus d’information
La situation des Roms diffère de la situation des autres minorités en Hongrie et en Roumanie et ce, en raison notamment de la discrimination dont ils font particulièrement l'objet et aussi parce qu'ils n' ont pas de mère patrie à laquelle ils peuvent se rattacher. Donc, appliquée aux cas particuliers de la Hongrie et de la Roumanie, l'auteur propose ici une analyse en trois temps de la situation socio-juridique des Roms. Dans un premier temps, elle examine la situation de ce peuple avant la chute du communisme dans le but de mieux comprendre les particularités de leur situation. Dans un deuxième temps, elle étudie leur situation actuelle pour ensuite se pencher sur les législations nationales en matière de protection des minorités afin de mesurer si ces dernières peuvent effectivement remédier ou offrir une solution aux problèmes auxquels ils sont confrontés aujourd'hui. Enfin, elle complète son analyse en établissant dans quelle mesure les perspectives d'adhésion aux institutions européennes pourraient avoir un impact sur la protection de leurs droits. Au terme de ces trois parties, l'auteur arrive notamment à la conclusion que les lois nationales actuelles sont insuffisantes pour corriger la discrimination raciale ou ethnique dont sont victimes les Roms. Elle conclut également à la nécessité d'une approche détaillée sur le long terme avant de pouvoir parler de véritable démocratie pluraliste et de véritable protection des droits des Roms. Si l'éventualité d'une adhésion à l'Union Européenne a pour l'instant forcé la main des gouvernements hongrois et roumain, les résultats demeurent toutefois en deçà du niveau de protection nécessaire pour que la situation des Roms s'améliore de façon notoire.
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9.Plus d’information
RésuméCet article s'appuie sur différentes sources récemment accessibles pour retracer la réaction d'Ottawa face à la Révolution hongroise, contestant les perceptions traditionnelles voulant que la politique canadienne ait permis une action rapide et généreuse. L'auteur soutient qu'Ottawa a réagi aux événements de Budapest avec prudence, respectant les aspects modestes de sa politique en matière d'affaires étrangères. Bien que la décision du gouvernement d'accepter près de 40 000 réfugiés demeure au coeur de cet exposé, cet article étudie également l'impact de la révolution sur la politique canadienne en matière d'affaires étrangères. Il situe la réaction face à la crise dans le contexte de l'attitude évolutive d'Ottawa à l'égard de l'urss, à la suite de la mort de Staline. La modération dont fait preuve la politique du Canada à l'endroit de l'Union soviétique dès 1954 a dicté la réaction face à la crise hongroise et a renforcé la détermination d'Ottawa à faire participer, de manière constructive, l'Union soviétique et l'Europe de l'Est, malgré les événements de novembre 1956.