Documents repérés
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3.Plus d’information
Aux lendemains de la guerre franco-prussienne, le régime de la IIIe République a permis de voir émerger au sein de la diplomatie française un nouveau genre d'ambassadeurs provenant en dehors de la Carrière. Ayant une certaine indépendance du pouvoir central, ils incarnaient souvent et même menaient leur propre politique étrangère. Mais avant même qu'éclate la Première Guerre mondiale, alors que perdure des coutumes datant de quelques siècles, le monde de la diplomatie a adopté, volontairement ou non, des pratiques tout à faire innovatrices. Grandement influencé par de nouvelles forces comme la presse, l'opinion publique et le parlementarisme, l'ambassadeur élargit alors ses champs d'intérêts vers la culture, la science et surtout l'économie, de même qu'il agrandit son cercle de fréquentations hors du milieu diplomatique traditionnel. En …
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9.Plus d’information
Inlassablement aux prises avec la question de la participation des citoyens, les acteurs publics en France comme dans d'autres pays européens ont tenté d'en intégrer de manière récente à des formes plus expérimentales dans le cadre d'opérations d'urbanisme. Ces pratiques permettent-elles réellement de renouveler l'expression et les formes du politique en milieu urbain ? Dans leur tentative d'articulation des dynamiques sociales avec l'action publique, parviennent-elles à définir de nouvelles modalités de design social des espaces construits ?Pour tenter d'y répondre, l'article s'appuie sur une analyse réalisée dans le cadre d'une recherche-action menée à l'occasion d'une pratique expérimentale de participation en urbanisme, en France, dans un quartier classé zone urbaine sensible (ZUS) de la Ville de Rennes, quartier qui fait l'objet depuis plusieurs années d'un projet de renouvellement urbain. Trois registres propres à cette expérimentation y sont dégagés : la performance, le réformisme et la capacité indirecte à induire certaines dynamiques sociales.