Abstracts
Abstract
Sex worker parents often lose custody of their children. The purpose of this research was to study theimpact of a parent’s status as a past or present sex worker on judicial decision-making in custody and access disputes. Through doctrinal legal research, I explored judicial treatment of sex workers involved in custody and access disputes in Child Protection and Family Law case law from Ontario. I reviewed every reference to parental involvement in sex work from Child Protection and Family Law decisions from January 2010-March 2020. Parental involvement in sex work was often presented as an unfavourable aspect of the parent, or otherwise had a negative influence on their claim. Sex work was treated as a negative quality in a parent rather than an aspect of their life warranting further factual exploration. I argue that stigma against sex workers appears to carry more weight in custody and access disputes than evidence concerning the impact that a parent’s sex work has on a child.
Résumé
Les parents qui travaillent dans l’industrie du sexe perdent souvent la garde de leurs enfants. La présente recherche avait pour but d’étudier l’incidence du statut d’un parent comme ancien ou actuel travailleur du sexe sur le processus décisionnel judiciaire dans les litiges concernant la garde et le droit de visite. Dans le cadre de recherches juridiques doctrinales, j’ai étudié le traitement judiciaire des travailleurs du sexe dans les litiges relatifs à la garde et au droit de visite en parcourant la jurisprudence ontarienne en matière de protection de l’enfance et de droit de la famille. J’ai examiné chaque mention du travail d’un parent dans l’industrie du sexe dans les décisions en matière de protection de l’enfance et de droit de la famille de janvier 2010 à mars 2020. Le travail d’un parent dans l’industrie du sexe était souvent présenté comme un aspect négatif du parent, ou avait autrement une incidence défavorable sur sa demande. Le travail dans l’industrie du sexe était traité comme une qualité négative du parent, plutôt que comme un aspect de sa vie justifiant un examen plus poussé des faits. Je fais valoir que la stigmatisation des travailleurs du sexe semble avoir plus de poids dans les litiges relatifs à la garde et au droit de visite que la preuve concernant l’incidence, sur un enfant, du travail d’un parent dans l’industrie du sexe.