Abstracts
Abstract
The Place Ville-Marie development was central to the renovation of Montreal during the 1950s and 1960s. Its cruciform office tower transformed the city’s skyline and marked the removal of the city’s financial district from St. James Street to the new alley of skyscrapers on Dorchester Boulevard (now Boulevard René Lévesque). Earlier studies have emphasized the role of modern planning in the making of Place Ville-Marie and other post–Second World War urban redevelopment projects. This article advances an interpretation of Place Ville-Marie as a capital investment in the “production of space.” The project was a highly speculative effort by its developer, William Zeckendorf, to utilize monumental architecture to sell prestige to corporate tenants. This took place in specific, historically contingent, and politically contested circumstances. In a period when modernization was a powerful and popular idea, Zeckendorf cultivated a myth about Place Ville-Marie that accommodated and absorbed nationalist aspirations within Montreal and Canada that were fixed upon the panacea of modernization. While Zeckendorf’s financial woes and the overcapacity of office space that Place Ville-Marie helped create contradicted the project’s mythic image, Place Ville-Marie also embodied new capitalist values and the rise of new capitalist forces in the city.
Résumé
Le développement de la Place Ville-Marie était au centre du renouvèlement de la ville de Montréal pendant les années 1950 et 1960. Sa tour à bureaux cruciformes a transformé le paysage urbain et a marqué le déplacement du quartier financier de la rue St-Jacques vers le quartier des gratte-ciel du boulevard Dorchester (actuel boulevard René-Lévesque). De précédentes études ont souligné le rôle de l’urbanisme moderne dans la réalisation de la Place Ville-Marie et d’autres projets de développement urbain de l’après-guerre. Cet article propose d’interpréter la Place Ville-Marie comme un investissement important pour la production d’un espace spécifique. Pour le concepteur William Zeckendorf, le projet représentait un déploiement significatif et risqué d’énergie dans le but d’utiliser l’architecture monumentale pour vendre du prestige aux entreprises qui l’occuperaient. Ce projet s’est déroulé dans des circonstances spécifiques marquées par le contexte historique et la contestation politique. À une époque où la modernisation est une idée puissante et populaire, Zeckendorf a construit un mythe de la Place Ville-Marie en phase avec les aspirations nationalistes de Montréal et du Canada s’appuyant sur la modernisation perçue comme une panacée. Bien que les difficultés financières de Zeckendorf et le surplus d’espace entraîné par le projet allaient à l’encontre de l’image mythique de la Place Ville-Marie, cette dernière a également incarné les nouvelles valeurs capitalistes et l’émergence de nouvelles forces capitalistes à Montréal.