La première partie, intitulée « Les fondements du travail social », permet d’établir des notions essentielles et se divise en quatre chapitres. Partant d’une définition des concepts essentiels, les auteurs montrent au premier chapitre le rôle du travail social dans la société et dans l’ensemble du système de bien-être social. Le second chapitre, qui offre un survol de l’histoire du travail social au Canada, permet de voir comment sont apparues les structures organisationnelles que l’on connaît actuellement. Les auteurs présentent ensuite les modèles théoriques qui ont le plus, selon eux, marqué la pratique du travail social en tant que discipline professionnelle. Le dernier chapitre s’intéresse à la déontologie en service social, aux principes et aux devoirs qui guident l’exercice de la profession. La seconde partie est consacrée aux approches en travail social. Huit approches sont décrites selon leur ordre d’apparition dans l’histoire : l’approche psychosociale, l’approche fonctionnelle, l’approche centrée sur la modification du comportement, l’approche familiale, l’approche structurelle, l’approche féministe, l’approche interculturelle et l’approche amérindienne. Chacune de ces approches est présentée selon un schéma semblable : l’histoire, les fondements théoriques, les concepts clés, les techniques d’intervention et, enfin, une critique. Six autres approches sont enfin introduites. Ce chapitre comprend plus de 100 pages et est donc une partie essentielle de l’ouvrage. La dynamique de l’action planifiée fait l’objet de la troisième partie. Les auteurs disent inscrire ce processus dans l’approche généraliste. On y trouve donc quatre chapitres, portant sur l’évaluation, la planification, l’action et la fin du processus. Les quatre étapes sont illustrées à l’aide d’un cas. Toujours en se situant dans le cadre de l’approche généraliste, les auteurs décrivent le travail auprès de quatre cibles (aussi appelées types de clientèle). Il s’agit de l’intervention auprès des individus, des familles, des groupes et des communautés. Dans chaque chapitre, on retrouve les étapes à suivre et une grille qui permet « une évaluation en profondeur ». Un exemple de cas illustre la démarche et des techniques d’intervention sont décrites. La conclusion permet de situer des enjeux pour les années 2000 et de cerner quelques défis pour le développement du travail social. Cet ouvrage peut être utile à des étudiants en techniques de travail social ou à des étudiants qui entreprennent le baccalauréat en travail social. Il réussit à faire le point sur l’importance du travail social dans la société moderne. Cependant, en ce qui concerne le second objectif, soit l’orientation souhaitable pour le futur, cet aspect n’a été que brièvement esquissé en conclusion. Une préoccupation pédagogique est très présente dans le livre, illustrée par les études de cas et par les questions en fin de chapitre. Cet ouvrage a néanmoins soulevé chez moi un certain nombre d’interrogations que je vais formuler : Comme les auteurs le signalent en conclusion, il y a un manque de littérature francophone dans le domaine. Ce livre fait partie des efforts louables pour combler cette lacune.
Compte rendu de : Le travail social : théories et pratiques, par Adje van de Sande, Michel-André Beauvolsk et Gilles Renault avec la collaboration d’Anne-Marie David et de Ginette Hubert, Boucherville, Gaëtan Morin, 2002, 272 p.[Record]
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Jocelyn Lindsay
Professeur
École de service social
Université Laval