Abstracts
Résumé
Cette étude a pour but d’expliquer l’origine de ma + Inf, indice du futur à la 1ère pers. du sing, en québécois et dans les créoles à base française : en présence d’attestations correspondantes dans des dialectes français, il est presque certain que ma a été « exporté » dans les anciennes colonies françaises et qu’il ne constitue pas une innovation du français d’outre-mer. Certaines particularités de l’emploi de ma (utilisation à la 1ère pers. du sing, et rareté de cooccurrence avec la négation) se retrouvent dans toutes les variétés du français en question ici : langue standard, dialectes, variétés régionales d’outre-mer et créoles. La genèse de ma est expliquée par la grande fréquence de la 1ère pers. du sing, dans des contextes futurs et le manque d’accent qui repose sur je m’en va(i)s, signe proclitique du futur.
Abstract
This paper tries to retrace the origin of ma + Inf, 1st pers. sg. future indicator in Québec French and French-based creoles: in the presence of corresponding attestations in continental French dialects, it is nearly certain that ma has been "exported" into the former French colonies and does not constitute an innovation in overseas French. There are certain particularities in the use of ma (its use with the 1st pers. sg. and the rareness of its cooccurrence with negation) which are present in all the varieties of French under discussion here, i.e. in standard speech, dialects, overseas regional varieties and creoles. The origin of ma is explained in terms of the high frequency of 1st pers. sg. subjects in future contexts and the lack of accent lying upon the proclitic future indicator je m’en va(i)s.