Abstracts
Résumé
Le « développement » a été inscrit comme un objectif dans d’innombrables plans nationaux et a servi de légitimation à la prise et au renforcement du pouvoir de la part des élites nationales nouvelles et à leur volonté proclamée de transformer leurs pays « pauvres ». Après deux décennies d’espoirs, de projets audacieux et d’échecs retentissants, on se trouve conduit à envisager le développement comme le solde positif (au sens comptable) du système de domination interne et international, le résultat d’une plus ou moins saine et habile gestion de la population et des autres ressources.
Il faut donc cesser d’analyser le développement en termes d’objectifs d’un plan national pour le considérer plutôt comme un sous-produit de la gestion des élites nationales, nécessaire au renforcement de leur pouvoir, à leur durée, à l’accroissement du leurs privilèges.
L’analyse du cas péruvien, en particulier l’importance du rôle des classes moyennes urbaines et celui du socialisme au pouvoir permettent à l’auteur d’illustrer sa critique du « développement ».
Abstract
"Development" has been set as an objective in countless National Plans and has served to legitimate the power of new elites and their proclaimed dedication to change their "poor" countries. After two decades of hope, of audacious projects and resounding failures, one is tempted to see development as the positive side on a balance sheet of a system of national and international domination. Development is the result of more or less competent management of population and other resources.
Development should no longer be analysed in terms of the objectives of a national plan but rather as a by-product of management by national elites useful in the sense that it reinforces their power and privileges.
The case analysis of Peru presented here, which focusses on the role of the urban middle classes and socialism as a form of exercising power, permits the author to illustrate his critique of "development".
Resumen
El "desarrollo" ha sido un objetivo en innumerables planes nacionales, y ha servido de legitimación al mantenimiento y al refuerzo del poder de las nuevas elites nacionales, y de su voluntad proclamada de transformar sus países "pobres". Después de dos décadas de esperanzas, de projectos audaces y de fracasos estruendosos, parece necesario comprender el desarrollo como el saldo a favor (en su sentido de contaduría) del sistema de dominación interno y del internacional, el resultado de una gestión más o menos hábil y más o menos saludable de la población y de los otros recursos. Se hace, por lo tanto necesario de cesar de analizar el desarrollo en términos de objetivos de un plan nacional, para considerarlo más bien como un sub-producto de la gestión de las elites nacionales, refuerzo necesario de su poder, de su supervivencia y del crecimiento de sus privilegios.
El análisis del caso peruano, en particular de la importancia de las clases medias urbanas y del socialismo en el poder, permiten al autor ilustrar su crítica.