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Remise de la Bourse du centenaire SPPQ 2008 Margaret-Newton[Record]

  • Denis Pageau

À l’occasion de son centenaire, la Société de protection des plantes du Québec (SPPQ) offre la Bourse du centenaire SPPQ 2008 Margaret-Newton. Cette bourse est décernée en l’honneur de la première femme membre de la Société de protection des plantes du Québec. Dre Newton a été une pionnière de la recherche sur la rouille noire des graminées (Puccinia graminis) et a été la première Canadienne à décrocher un doctorat en agronomie. La Bourse du centenaire SPPQ 2008 Magaret-Newton est offerte à un(e) étudiant(e) inscrit(e) à un programme de maîtrise ou de doctorat d’une université québécoise et dont le projet de recherche est directement associé à la phytoprotection. Un jury composé d’experts en phytoprotection (Dre Anne Légère, malherbologiste, Centre de recherches d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) à Saskatoon; Dr Guy Boivin, entomologiste, Centre de recherche et de développement en horticulture d’AAC à Saint-Jean-sur-Richelieu; Dr André Lévesque, phytopathologiste, Centre de recherches de l’Est sur les céréales et les oléagineux d’ACC à Ottawa) et des membres du comité des bourses étudiantes (Denis Pageau, Daniel Dostaler, Sylvie Rioux, Anne-Marie Simao-Baunoir et Valérie Gravel) a procédé à l’évaluation des candidatures sur la base des critères de l’excellence académique, du potentiel et des aptitudes à la recherche ainsi que des lettres d’appui. Un total de 26 candidatures provenant de plusieurs universités québécoises ont été reçues dans les domaines de la malherbologie, la phytopathologie, la nématologie et l’entomologie. La récipiendaire de la bourse est Mme Marie-Ève Bérubé, étudiante au deuxième cycle du programme de biologie végétale au Département de phytologie de l’Université Laval. Madame Bérubé étudie l’impact du glyphosate et du travail du sol sur l’incidence de la fusariose de l’épi chez le blé et l’orge. Les membres du jury tiennent à féliciter Mme Bérubé pour l’excellence de son dossier et remercient également les étudiantes et étudiants qui ont manifesté un grand intérêt pour la Bourse d’études du centenaire SPPQ 2008 Magaret-Newton. Candidatures : Née à Montréal (Québec) en 1887, Margaret Newton, à sa sortie du Collegiate Institute de Vankleek Hill (Ontario), enseigne pendant plusieurs années en vue de réunir les fonds nécessaires pour entreprendre des études universitaires. Après un an à McMaster University, Hamilton (Ontario), elle opte pour l’agriculture au Collège Macdonald de l’Université McGill. Margaret Newton excelle dans ses études au Collège Macdonald et remporte à la fin de sa deuxième année la médaille de bronze du Gouverneur général. La même année, elle s’intéresse à la rouille, maladie qui s’attaque aux plantes, et décide de se spécialiser en phytopathologie. À cette fin, elle s’inscrit à la Société de protection des plantes du Québec, devenant ainsi la première femme membre de cette société. En complément à ses études, elle joue un rôle actif au sein du club de discussion et préside le club littéraire de sa classe. En 1918, Margaret Newton obtient son baccalauréat en sciences agricoles. Elle devient ainsi la première femme à terminer ce programme d’études au Collège Macdonald et se hisse au rang des premières femmes au Canada à détenir un diplôme universitaire en agriculture. L’année suivante, toujours au Collège Macdonald, elle obtient une maîtrise en sciences. Au cours de ses études, elle entreprend des travaux de recherche sur la rouille noire des graminées (Puccinia graminis), notamment chez le blé. Ces travaux la conduisent à l’University of Saskatchewan, où elle est nommée chercheure, et à l’University of Minnesota, où elle poursuit ses études de doctorat. En 1922, elle devient la première Canadienne à obtenir un doctorat en agronomie. Dans l’intervalle, il s’est créé à Winnipeg un laboratoire sur la rouille noire, multipliant ainsi les possibilités de recherches dans ce …

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