Abstracts
Résumé
Comment les protocoles anciens ou réinventés peuvent-ils contribuer à une décolonisation des pratiques d’arts vivants chez les artistes autochtones? Comment peuvent-ils nous permettre de nous relier à nos langues et aux concepts précolombiens qu’elles gardent vivants? Ce que nous sommes et ce que nous serons ne sont pas ce qu’on a fait de nous. Nous avions, comme tous les peuples de la terre, notre théâtre. Comment rapatrier ou s’inspirer des formes non occidentales des théâtralités issues de nos cultures anciennes? Les protocoles sont les bâtons de marche qui pourront nous guider vers des redécouvertes ou des découvertes enracinées dans ce que nous sommes vraiment. Ils nous guideront vers des théâtralités si nécessaires en ce seuil de l’effondrement écologique et du devenir de l’humanité.
Mots-clés :
- Ondinnok,
- théâtre de réparation,
- guérison,
- dramaturgie autochtone,
- protocoles
Appendices
Bibliographie
- BRETON, Alain (éd.) (1994), Rabinal Achi : un drame dynastique maya du quinzième siècle, Nanterre, Société des américanistes; Société d’ethnologie, « Recherches américaines ».
- CARTER, Jill (2019), « Master Class. Retreating to / Re-treating From “Irreconcilable Space”: Canadian Theatre Workers and the Project of Conciliation », dans Evan Tsitsias (dir.), The Directors Lab: Techniques, Methods and Conversations About All Things Theatre, Toronto, Playwrights Canada Press, p. 185-201.
- GARNEAU, David (2012), « Imaginary Spaces of Conciliation and Reconciliation », West Coast Line, vol. 46, no 2, p. 28-38.
- SIOUI DURAND, Yves et al. (dir.) (2021), Xajoj Tun. Le Rabinal Achi d’Ondinnok : réflexions, entretiens, analyses, Québec, Presses de l’Université Laval, « Américana ».
- SIOUI DURAND, Yves (1992), Le porteur des peines du monde, Montréal, Leméac.