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  • Bachir Mazouz and
  • Patrick Cohendet

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  • Bachir Mazouz
    Rédacteur en chef / Editor / Editor

  • Patrick Cohendet
    Rédacteur en chef / Editor / Editor

À l’occasion de la rentrée, toute l’équipe de Mi vous souhaite une excellente universitaire, en remerciant une nouvelle fois tous les auteurs et évaluateurs de la qualité de leur travail et de leur soutien constant à la revue. Ce premier numéro de la rentrée est un numéro régulier composé de 10 articles très stimulants portant sur différents aspects du management international. Dans l’article « L’instrumentation des tensions de gouvernance publique (TGP) : L’exemple des simplifications des indicateurs dans le système universitaire français », Laurent Mériade part du constat qu’après 7 à 8 ans de mise en oeuvre de gestion par les résultats dans les universités françaises, il est possible d’identifier certains écarts entre les finalités officielles des mesures de la performance et les pratiques réelles. Le cadre d’analyse de la « théorie de l’appropriation » identifie trois valeurs d’appropriation des outils de gestion. En étudiant les articulations entre ces valeurs, l’objectif de sa recherche vise à décrire les formes dynamiques d’appropriation des outils de gestion publique. Les premiers résultats de l’étude démontrent l’existence, dans les universités françaises, autour de ces valeurs d’appropriation, de simplifications des indicateurs de performance répondant à des tensions de gouvernance publique et décrivant au moins trois niveaux dynamiques d’appropriation de ces outils. Emilie Canet et Sébastien Tran, dans leur contribution « Quel est le rôle du substrat technique dans l’appropriation d’une innovation managériale ? Une analyse longitudinale d’une méthode innovante » proposent une réflexion sur l’appropriation d’une innovation managériale par les acteurs de l’organisation qui la conçoivent. Parce que le substrat technique est l’élément concret qui matérialise l’innovation, les auteurs analysent son rôle dans ce processus. Cette recherche est basée sur l’étude longitudinale du cas d’une innovation managériale au sein d’un grand groupe industriel. Elle permet de montrer que la construction de l’innovation managériale repose sur une interaction forte entre substrat technique et philosophie gestionnaire. L’appropriation est également assurée par la légitimité émergente de nouveaux acteurs promue par les nouvelles relations favorisées par l’innovation. Pierre Barbaroux et Anaïs Gautier, dans l’article « En quête de légitimité : la gestion du changement organisationnel comme processus de légitimation », explorent la gestion du changement organisationnel comme processus de légitimation à partir d’une étude de cas portant sur le déploiement d’une nouvelle unité au sein des forces aériennes canadiennes. Les résultats de l’étude montrent, d’une part, que la gestion du changement repose sur quatre stratégies de légitimation : la mise à l’épreuve de la nouvelle unité, la formation des acteurs, la modification des règles de gestion et l’élargissement de son périmètre d’activités; d’autre part, leur articulation définit un processus de légitimation composé de quatre phases : la construction, la pérennisation, l’approfondissement et le développement de la légitimité. Loris Guery et Anne Stevenot, dans leur contribution « L’actionnariat salarié favorise-t-il la diffusion d’information aux salariés et leur participation aux décisions stratégiques ? Une question de gouvernance d’entreprise », partent du constat que la France est le pays européen qui compte le plus d’actionnaires salariés. Si la littérature sur l’actionnariat salarié s’intéresse essentiellement à ses déterminants ou à ses enjeux sur les attitudes et les comportements des salariés et sur la performance des entreprises, peu de recherches empiriques étudient ses effets sur la gouvernance des entreprises en dépit de l’intérêt théorique que cela représente. Leur article analyse les effets de l’actionnariat salarié sur la diffusion d’information aux salariés et leur participation aux décisions stratégiques selon une méthode d’appariement par les scores de propension, à partir d’un échantillon d’entreprises françaises cotées et non cotées. Michel Albouy et Philippe Dupuy dans « Couverture sélective du risque de change : le cas des entreprises …