Abstracts
Abstract
The introduction of a series of traded photographs of North and South American Silos into the discourse of modern architecture has been generally attributed to the German architect Walter Gropius when he published the photographs in the 1913 Jahrbuch des Deutschen Werkbundes. What remains overlooked is the photographs’ original dissemination platform: Gropius’ Monumentale Kunst und Industriebau Lichtbildervortrag [lantern slide lecture] from 1911. Based on a close reading of archival material – first the original lecture manuscript, which indicates that images and text were merged in performance, and then the photographic slides – this paper argues that the projector’s agency enables the foundation of these iconic buildings’ architectural criticism. Indeed such criticism actually takes place in the ephemeral space of the projection, rather than in the various printed media where it is usually located.
Résumé
En 1913, l’architecte Walter Gropius publiait dans le Jahrbuch des Deutschen Werkbundes des images de silos réalisées par des photographes commerciaux en Amérique du Nord et du Sud. Ces illustrations sont bien connues comme étant des jalons importants de la constitution du discours de l’architecture moderniste. On a cependant peu prêté attention au fait que ces images ont d’abord été présentées sous forme de projections lumineuses. L’occasion était une conférence donnée par Gropius en 1911 sous le titre Monumentale Kunst und Industriebau Lichtbildervortrag. En s’appuyant sur une étude précise des archives documentant cet événement – dans un premier temps, du manuscrit de la conférence qui indique que les images et le texte étaient mêlés au moment de la performance, puis des plaques de verre elles-mêmes –, cet article se propose de démontrer que la critique architecturale de ces bâtiments devenus depuis iconiques se fonde sur l’action même du projecteur. En effet, ce qui est ainsi révélé est que cette critique se situe bien plutôt dans l’espace éphémère de la projection que dans les différents supports imprimés où l’on a jusqu’à présent eu coutume de l’aborder.