Abstracts
Résumé
Auparavant pris en charge par des réseaux privés d’assistance, les chômeurs se retrouvent en nombre sans précédent durant la crise des années 1930, forçant ainsi l’État à légiférer dans un nouveau domaine d’intervention. Au Canada, les gouvernements fédéral et provinciaux conçoivent de vastes programmes d’aide (secours directs et travaux publics), dont ils laissent cependant la gestion et l’application aux municipalités. À Drummondville, les élus sollicitent pour cette tâche la collaboration de certaines associations, particulièrement la Chambre de commerce, la Ligue des propriétaires et l’Association des manufacturiers canadiens. Le présent article s’intéresse au rôle de chacune de ces organisations et, plus largement, aux réseaux locaux formés par les élites dans le cadre de la mise en oeuvre des premières politiques à l’égard du chômage.
Abstract
The unemployed, who were previously the responsibility of private assistance networks, reached unprecedented numbers during the Great Depression, thus forcing the government to create legislation in a new area of intervention. In Canada, the federal and provincial governments designed extensive assistance programs (direct relief and public works), which were nonetheless the responsibility of the municipalities to manage and implement. In Drummondville, elected municipal officers sought the collaboration of specific associations to perform this task, in particular the Chamber of Commerce, the Property Owner’s League, and the Canadian Manufacturers’ Association. This article focuses on the role of each of these organizations, and more broadly, on the local networks developed by the elite for the implementation of the first unemployment policies.