Abstracts
Résumé
Les violations graves des droits humains sont une des principales causes des conflits armés. Certains conflits sont le théâtre de plusieurs de ces violations – crimes de guerre et contre l’humanité y compris. Punir les auteurs de ces crimes constitue généralement une des mesures essentielles de prévention de ces types de conflits. Cependant, si les rapports de force ne permettent pas de prononcer la victoire décisive de l’une ou plusieurs parties et que l’on doive résoudre le conflit par voie de négociation, il devient souvent impossible d’écarter les seigneurs de guerre, qu’il faudrait traduire en justice, du fait qu’ils sont indissociables du processus de paix. L’objectif principal de cet article est de proposer une réponse au dilemme qui en résulte dans les cas spécifiques de trois pays africains : le Libéria, la Sierra Leone et l’Ouganda.
Abstract
Gross human rights violations are often amongst the main causes of armed conflicts. More of these abuses occur during the armed conflict itself. It is widely believed that punishing the crimes that occurred during a conflict constitutes one of the essential measures of effective conflict resolution and post-conflict peace-building. However, when no decisive victory is achieved by any party and the conflict must hence be resolved through negotiations, warlords who are responsible for some of these crimes refuse to agree on any ceasefire except on the condition of an amnesty. The main aim of this article is to find an answer to the dilemma created by this situation : achieve peace and ensure justice for the victims altogether. This paper deals with this tricky issue, focusing on three specific African countries : Liberia, Sierra Leone, and Uganda.