Abstracts
Résumé
Le rôle parfois méconnu du Parlement du Canada relativement aux livres blancs sur la politique étrangère paraît souvent paradoxal du fait de l’écart entre la théorie et la pratique s’agissant de la suprématie du Parlement. Il reste que l’apport du Parlement à l’examen de la politique étrangère mérite qu’on s’y attarde, tout comme sa contribution potentielle au renforcement de la démocratie. Dans cet article, on passe en revue le sujet, de l’époque du gouvernement Trudeau à l’Énoncé de politique internationale du gouvernement Martin, en soulignant les faiblesses et limites qui persistent et en montrant comment les comités permanents du Parlement ont procédé à leurs propres études sans attendre ces examens. Un gouvernement minoritaire confère peut-être un plus grand poids à ce type d’examen parlementaire, mais il reste encore à concevoir un mécanisme d’examen public meilleur et plus efficace.
Abstract
The sometimes overlooked role of Canada’s parliament in relation to foreign policy white papers often seems paradoxical as the theory of parliamentary supremacy contrasts with marginal influence in practice. But parliamentary involvement in foreign-policy review processes deserves closer examination, as does its potential contribution to strengthening democratic engagement. This article reviews the record in that regard from the Trudeau era to the Martin government’s international policy statement, drawing lessons from the weaknesses and limitations that have persisted through these episodes, as well as noting how parliamentary standing committees have initiated their own major studies without waiting for such reviews. While minority government may add leverage to parliamentary roles, the challenge remains to devise better, more effective means of public review