Abstracts
Résumé
Entre l'adoption de la Loi de l'assistance publique, en 1921, et les travaux de la Commission Castonguay-Nepveu, en 1966-1971, l'Église catholique s'est retirée des débats publics et de l'animation de l'assistance non institutionnelle à Montréal. Une étude de l'attitude du clergé face à la mise en place d'un réseau laïc d'assistance, chapeauté par la Fédération des Oeuvres de charité canadiennes-françaises (FOCCF), et face à l'éclosion du travail social professionnel permet de mieux comprendre une sécularisation ambiguë, le résultat de l'adaptation du clergé montréalais au changement social et d'un déplacement de son champ d'action, de l'institution vers la communauté.
Abstract
Between the adoption of the Quebec Public Charities Act, in 1921, and the Commission Castonguay-Nepveu, in the 1960s, the Catholic Church has withdrawn from private, non-institutional assistance in Montreal. The clergy, in the interval, had to face a burgeoning lay assistance network, led by the Fédération des Oeuvres de charité canadiennes-françaises (FOCCF), as well as the adoption of professional social work. Through the actions and discourses of the clergy, this study looks at the ambiguous secularization of Catholic assistance in Montreal, the result of the Church's adaptation to social change and of a shift in its focus, from institution to community.
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Appendices
Note biographique
Amélie Bourbeau est professeure adjointe au département d'histoire de l'Université Laurentienne. Elle fait partie du Groupe d'histoire de Montréal et est récipiendaire du prix John-Bullen 2010, décerné par la Société historique du Canada.