Abstracts
Résumé
Une écologie de la connaissance est-elle possible ?
À la suite de Durkheim, l'anthropologie écologique a largement accepté l'idée que les sociétés humaines appréhendent la nature par l'intermédiaire des représentations individuelles et collectives. On sait que l'objectivité de la connaissance humaine du milieu reposait, pour Durkheim, sur le caractère collectif des représentations du monde sensible. C'est à l'examen de cette conclusion révolutionnaire pour l'époque et à sa reformulation structurale par Claude Lévi-Strauss et, plus récemment, par Philippe Descola qu'est consacré cet article. Pour écrire une histoire critique du rapport nature-culture, tel que conçu jusqu'à présent par les héritiers de Durkheim, nous soutiendrons qu'il faut rendre problématique la distinction centrale établie par Durkheim entre le monde sensible et ses représentations sociales.
Mots clés : Crépeau, écologie, représentations collectives, structuralisme, classifications, couleurs, ethnoscience
Abstract
Is an Ecology of Knowledge Possible ?
Following Durkheim, ecological anthropology has largely conceived human societies as describing nature through individual and collective représentations. We know that for Durkheim, the objectivity of human knowledge of the environment was based on the social representation of the sensuous given. This paper examines this conclusion, which was revolutionary for the time, as well as its structural re-formulation by Claude Levi-Strauss and, recently, Philippe Descola. It is argued that to write a critical history of the interaction of nature-culture as it has been conceived until now by Durkheim's followers, it is essential to question the basic epistemological distinction established by Durkheim between the sensuous given and its social representations.
Key words : Crepeau, ecology, collective representations, structuralism, classifications, colours, ethnoscience
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